Taxonomie

Placostylus Beck, 1837

Description

Description Générale

Les espèces de ce genre se retrouvent en Nouvelle-Calédonie, Lord Howe island et Nouvelle-Zélande (Cape Maria Van Diemen)


Taxonomie et variation géographique des Placostylus en Nouvelle Calédonie.

Les premiers classements de l' ordre des Bulimidae sous famille des Buliminae remonte entre les années 1880 et 1900. Certains zoologiste comme Crosse Gassies Pfeiffer ect, ont tenté par l' étude des coquilles de définir une première taxonomie de ces animaux. Ils définirent à l' époque pas moins de 21 espèces et 10 sous espèces. Il faudra attendre 1983 et la thèse de Cherel Mora qui par dissection et analyse des variations géographiques va définir et établir une taxonomie plus simple de Bulimes.

Quatre espèces seront alors répertoriées soit : Placostylus Fibratus, espèce présente sur l' ensemble du territoire, Placostylus porhyrostomus, espèce côtière et des îlots de Koné au grand sud, Placostylus Caledonicus, uniquement dans le grand nord du territoire, Placostylus Eddystonensis, espèce très rare que l' on trouve dans les alentours de Nouméa et également sur la côte nord est.

Ces Bulimes sont répartis sur l' ensemble du territoire et même en altitude. Ils offrent toutefois des variations morphologiques suivant leurs habitats. Ils affectionnent les forêts sèches et humides. On ne les trouvera pas dans les maquis minier et autres biotopes.

Il est assez difficile pour un "novice" de définir l' espèce avec exactitude. Toutefois à l' examen de l' ouverture et de la dent palléale on peut arriver à définir celle-ci. Exemple: la photo du Placostylus fibratus du grand sud reconnaissable à sa couleur et sa taille. Autrefois identifié comme Goroensis ou Albersi.Cette "variété" est de plus en plus rare et avec la future usine certains en ont ramassé plus qu' il n' en faut. Cette variété disparaîtra sûrement dans les années à venir.

Ces animaux mettent en règle générale plus de 5 ans pour obtenir leur maturité sexuelle. En élevage on peut diminuer de moitié ce temps, mais avec pas mal de perte chez les juvéniles.

Pour conclure nos autorités devraient prendre rapidement des dispositions afin de protéger ces animaux au risque de les voir disparaître sous peu de générations. Elles devraient favoriser les héliciculteurs qui travaillent de manière trop "séparés" et sans aucune aide des administrations concernées. L' interdiction d' exportation de l' île des pins n' est qu une "goutte dans l' océan".


Habitat

C’est un animal nocturne et phytophage. Il vit en règle générale sous les litières de feuilles mortes,

Reproduction

Cet escargot préhistorique obtient sa maturité sexuelle entre 5 et 6 ans. Dans le milieu naturel il peut pondre entre 100 et 150 oeufs par saison. Malheureusement la prédation et la sélection naturelle induiront un taux très faible d’animaux arrivant à maturité.

Alimentation

Il se nourrit de feuilles en décomposition ainsi que de jeunes plantes. Il a toutefois des besoins nutritionnels l’obligeant à lécher des pierres ou du corail afin de pouvoir développer correctement sa coquille.

Particularité

Les 4 espèces endémiques de Nouvelle-Calédonie sont considérées comme en voie d'extinction.

A lire, l'article de GOUGET Christophe.: LES BULIMES


Répartition géographique