Taxonomie

Coryphellina exoptata (Gosliner & Willan, 1991)

Nom vernaculaire :

Flabelline de la passion, Flabelline désirée Much-desired flabellina, Desirable flabellina

Statut liste rouge -


Description

Coryphellina exoptata est un nudibranche éolidien pouvant atteindre 3 cm de longueur. Son corps est translucide rosé à violet, laissant apparaître ses viscères. Une ligne mauve est parfois visible sur l'extrémité du pied.

Les cérates présentent trois couleurs : une base de la même couleur que le corps, une extrémité blanche et un anneau violet plus ou moins foncé séparant ces deux parties. Ces cérates sont disposés en 6 à 8 lignes transversales sur un tubercule commun.

Les rhinophores ont la forme d'un plumeau. Ceci est dû à la présence de plus de 120 papilles orange à pointe jaune sur leur face postérieure. Ils se terminent en pointe.

Les tentacules buccaux sont longs, violets à leur base et leur extrémité est translucide à blanc jaunâtre. Sous ces tentacules, le pied forme de chaque côté une petite pointe recourbée vers l'arrière, et de même couleur que les tentacules, visibles quand l'animal se déplace.


Coryphellina exoptata se nourrit d'hydraires, principalement de Pennaria disticha mais également d'espèces du genre Eudendrium.


Coryphellina exoptata est une espèce hermaphrodite et possède conjointement un orifice génital femelle et un pénis situé sur la partie droite du corps entre la deuxième et troisième rangée de cérates. Les glandes génitales (ovotestis) présentent à la fois les caractères d'un testicule et d'un ovaire. Elles forment de petits nodules, parfois visibles par transparence à la base des cérates. La reproduction est sexuée. Les individus se reproduisent deux à deux, en s’échangeant simultanément leurs gamètes.

Les œufs sont enfermés dans une oothèque formant un long ruban rose pâle à orangé, enroulé autour des branches des hydraires servant de nourriture.


Coryphellina exoptata, comme la plupart des éolidiens, est capable de stocker les cnidocytes embryonnaires (les cellules urticantes) des cnidaires qu’elle consomme. Ces cellules sont conservées, intactes, dans des réserves appelées cnidosacs et situées sur le dos, à l’extrémité des cérates. Elles deviennent ainsi un moyen de défense efficace pour l’animal. Pour prévenir les prédateurs de cette dangerosité, cette flabelline, comme de nombreuses autres espèces toxiques, arbore des couleurs vives, que l’on appelle tenues aposématiques.

Elle possède dans son larynx une radula, sorte de râpe dentelée mobile, munie de denticules acérés, qui lui sert à attaquer les polypes d’hydraires lui servant de proies. La dentition sur ces radulas est caractéristique d'une espèce.

Chez les éolidiens il n'y a pas de panache branchial. La respiration est cutanée et se fait au niveau des cérates.


Source :  http://doris.ffessm.fr/Especes/Flabelline-de-la-passion3


Répartition géographique