Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Synonymes

Blackwellia polystachya Vieill.

Statut liste rouge -

En danger critique d'extinction (CR) , évaluée le 10/09/2015

Espèce protégée -

en Province Sud , en Province Nord

Description

Description Générale

Arbuste 6 - 8 m; rameaux lisses et glabres.

Répartition en Nouvelle-Calédonie

Cette espèce peu fréquente est localisée dans le Nord de la Grande Terre.

Habitat

En forêt dense humide et dans le maquis

Substrat

Sur sol pluss ou moins érodé sur substrat ultramafique ou sur cuirasse ferrallitique démantélée, ou plus ou moins profond sur substrat sédimentaire.

Feuille

Feuilles courtement pétiolées, glabres, membraneuses, elliptiques, atténuées à la base, obtuses au sommet; marge ondulée et dentée; nervures bien visibles en dessous.

Phénologie (Fleur)

Fleurs blanchâtres sur des racèmes situés au bout des axes, dressés plus longs que les feuilles.

Fruits

Capsules petites.

Reproduction

Floraison de février à avril.

Synonyme

Blackwellia polystachya Vieill.
 

Particularité

Statut: EN B1+ 2c
 


Homalium polystachyum est un arbre micro-endémique du nord-ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Au sein de ce genre, c'est une espèce à contour taxonomique clair. Cette espèce est connue de deux sous-populations (Tiébaghi, Ile Art) qui se situent à une altitude de 450 à 550 m. On la retrouve en maquis arbustif ou en forêt dense humide sur substrat ultramafique. La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur la zone de Tiébaghi. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir entraîne le risque de disparition de la plupart des individus de la zone de Tiébaghi, sous-population la plus importante. En conséquence, H. polystachyum est considéré en Danger Critique d'extinction (CR) selon le critère A4c avec une réduction de la population estimée de plus de 80% d'ici 25 ans.

Aire géographique


Homalium polystachyum est un arbuste micro-endémique du nord-ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de deux sous-populations (Tiébaghi, Ile Art avec une seule observation en 1975).

Population


La taille de la population n'est pas connue précisément. La population sur Tiébaghi est assez dense (estimation d'environ 1000 individus). En s'appuyant sur les observations existantes, la sous-population la plus importante est celle de Tiébaghi bien qu'il soit difficile d'estimer la répartition entre les deux sous-populations.

Habitat


Homalium polystachyum se retrouve en maquis arbustif ou en forêt dense humide sur sol plus ou moins érodé sur substrat ultramafique ou sur cuirasse ferralitique démantelée et à une altitude de 450 à 550 m.

Menaces


La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur la zone de Tiébaghi et de ses dégâts collatéraux (assèchement des pentes, poussière...). La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir (selon les périmètres soumis à autorisation) entraîne le risque de disparition de l'ensemble des individus de la zone de Tiébaghi. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. L'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles) La sous-population de l'Ile Art est de plus menacée par le risque de feux de brousse. Une moyenne de 20,000 ha de terrains brûle chaque année sur la Grande-Terre, notamment lors de la saison sèche.

Conservation


Homalium polystachyum est une espèce protégée par les codes de l'environnement de la Province nord et de la Province Sud. Aucune population biologiquement viable de cette espèce ne se trouve en revanche dans une aire protégée. Notons que cette espèce est présente à Tiébaghi sur la parcelle communale du vieux village de Tiébaghi. Cette espèce fait l'objet d'un suivi dans le cadre d'un partenariat entre la SLN (Société le Nickel) et l'IAC (Institut Agronomique néo-Calédonien) mais peu de collectes ont été réalisées jusque présent. Cette espèce bénéficierait de mesures d'urgence de conservation in-situ et ex-situ. Il est recommandé d'assurer le suivi des populations existantes, de préserver une population viable sur un ou plusieurs périmètres délimités sur Tiébaghi. Il est de plus préconisé de réaliser des tests de multiplication pour envisager ultérieurement un programme de replantation.

Bibliographie


Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia. Adansonia(334) , p.177-219.

Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Barrière, R., Fleurot, D., Gailhbaud, P., Garnier, D., Suprin, B.

Reviewer(s): Vandrot, H.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Tanguy, V., Chanfreau, S.


Répartition géographique