Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Statut liste rouge -

En danger (EN) , évaluée le 10/09/2015

Espèce protégée -

en Province Nord

Description

Habitat

Forêts denses humides (F).


Eugenia gatopensis est un arbuste micro-endémique du nord-ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de 2 sous-populations (Taom, Koniambo). On le trouve en maquis ou forêt sur substrat ultramafique à une altitude de 100 à 500 m. La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur les zones du Taom et du Koniambo. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir entraîne le risque de disparition de la plupart des individus de cette espèce. La rouille des myrtacées est une menace supplémentaire. Sa zone d'occurrence (EOO) et sa zone d'occupation (AOO) sont estimées respectivement à 26 km² et 20 km² tandis que le nombre de localités est estimé à trois (dont 2 zones d'activité minière). En conséquence, E. gatopensis est considéré En Danger (EN) selon les critères B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) avec un déclin continu estimé de l'ensemble des sous-critères concernés.

Aire géographique


Eugenia gatopensis est un arbuste micro-endémique du nord-ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de 2 sous-populations (Taom, Koniambo).

Population


La taille de la population est inconnue. On retrouve cette espèce en petites populations.

Habitat


Eugenia gatopensis se retrouve en maquis ou en forêt sur substrat ultramafique à une altitude de 100 à 500 m.

Menaces


La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur les zones du massif du Taom et du Koniambo. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir (selon les périmètres soumis à autorisation) entraîne le risque de disparition d'une grosse partie des individus des deux sous-populations. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. L'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles). Notons de plus que cette espèce pourrait être impactée par la rouille des myrtacées qui a été détectée dès 2013 sur le territoire.

Conservation


Eugenia gatopensis est une espèce protégée par le code de l'environnement de la Province nord. Aucune population biologiquement viable de cette espèce ne se trouve en revanche dans une aire protégée. Cette espèce bénéficierait de mesures de conservation in-situ et ex-situ. Il est recommandé d'assurer le suivi des populations existantes, de préserver des populations viables sur des périmètres délimités sur le Taom et sur le Koniambo. Il est enfin recommandé de prospecter les alentours de ces 2 massifs. Signalons qu'une révision taxonomique du genre serait opportune.

Bibliographie


L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia. Adansonia(334) , p.177-219.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Barrière, R., Fleurot, D., Gailhbaud, P., Garnier, D., Suprin, B.

Reviewer(s): Vandrot, H.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Chanfreau, S., Tanguy, V.


Répartition géographique