Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Statut liste rouge -

En danger critique d'extinction (CR) , évaluée le 29/02/2016

Espèce protégée -

en Province Sud , en Province Nord

Description

Description Générale

Abuste dressé jusqu'à 3 m de hauteur, à rameaux fortement anguleux, peu recouverts de lenticellles.

Répartition en Nouvelle-Calédonie

Espèce peu récoltée, connue de la Grande Terre, uniquement localisée pour l'instant dans la basse vallée de la Tontouta.

Habitat

Dans le maquis arbustif sur forte pente. (M)

Substrat

Sur sol érodé sur substrat ultramafique.

Feuille

Feuilles verticillées par 3, courtement pétiolées, coriaces, elliptiques, à sommet tronqué terminé par une pointe, en coin à la base; marge plate; nervures distinctes, y compris le bourrelet marginal.

Phénologie (Fleur)

Fleurs crème, groupées par 4 -5 sur des inflorescences simples, axillaires, plus courtes que les feuilles.

Fruits

Fruits inconnus.

Reproduction

Floraison en août

Particularité

Cette espèce nouvelle récoltée par deux fois dans le même secteur (endémique locale), est incomplètement connue; de futures prospections s'avèrent necessaires pour préciser la morphologie des fruits.
 


Alyxia veillonii est un arbuste lianescent micro-endémique de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue d'une seule population dans la basse vallée de la Tontouta. On le trouve en maquis ligneux rivulaire sur substrat ultramafique (sur éboulis) à une altitude de 30 à 150 m. La principale menace provient de la dégradation de l'habitat causée par les feux de brousse et par les effets de l'exploitation minière en-cours en amont dans la vallée de la Tontouta. Sa zone d'occurrence (EOO) et sa zone d'occupation (AOO) sont toutes deux estimées à 8 km² pour une seule localité. En conséquence, A. veillonii est considéré En Danger Critique d'extinction (CR) selon les critères B1ab(iii,v)+2ab(iii,v) avec un déclin continu estimé de la qualité de l'habitat et du nombre d'individus matures.

Aire géographique


Alyxia veillonii est un arbuste lianescent micro-endémique de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue d'une seule population dans la basse vallée de la Tontouta.

Population


Cette espèce peu récoltée est peu commune.

Habitat


On le trouve en maquis ligneux rivulaire sur substrat ultramafique (sur éboulis) à une altitude de 50 à 150 m.

Menaces


Les principales menaces proviennent de l'exploitation minière passée et en-cours (Tomo et Vulcain par la SMGM, Opoué par la SLN) générant de l'érosion dans la vallée. Les feux de brousse contribuent de plus à la dégradation de la qualité de l'habitat. La localisation d'Alyxia veillonii en bord de rivière le rend particulièrement vulnérable. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. L'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles) Les feux de brousse touchent en moyenne une surface de 20,000 ha de terrains chaque année sur la Grande-Terre, notamment lors de la saison sèche.

Conservation


Alyxia veillonii est une espèce protégée par le code de l'environnement de la province Nord mais pas par celui de la Province Sud. Aucune population biologiquement viable de cette espèce ne se trouve dans une aire protégée. Cette espèce bénéficierait de mesures d'urgence de conservation in-situ et ex-situ. Des prospections s'avèrent nécessaires pour améliorer la connaissance de l'espèce et sa dynamique de population. Il est recommandé d'assurer le suivi des populations existantes. Il semble que cette espèce est récalcitrante à la mise en banque de graines. En matière de protection, bien qu'il soit difficile de proposer des mesures pérennes de conservation tant que la vallée sera exploitée, il est proposé de mener des travaux de lutte contre l'érosion (maintien des talus afin de stabiliser les éboulements) et de protéger la zone de la basse vallée (laisses de rivière, forêt sèche...). Il est de plus suggéré de rassembler les acteurs miniers impliqués dans la zone pour recenser les actions menées et essayer d'instiller une collaboration entre les institutions (DIMENC et DENV) et les mineurs (SLN, Ballande, SMGM) pour préserver la flore de la Tontouta.

Bibliographie


Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. Le référentiel taxonomique Florical et les caractéristiques de la flore vasculaire indigène de la Nouvelle-Calédonie [The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia]. Adansonia sér 3(34) , p.177-219.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Cazé, H., Chambrey, C., Dubreuil, M., Fleurot, D., Garnier, D., Lagrange, A., Lannuzel, G., Leborgne, T., Letocart, D., Letocart, I., McCoy, S., Villegente, J.

Reviewer(s): Maura, J.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Tanguy, V.


Répartition géographique