Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Statut liste rouge -

En danger (EN) , évaluée le 10/09/2015

Espèce protégée -

en Province Nord

Description

Description Générale

Sous-arbrisseau atteignant 50 cm à rameaux décombants, grêles couverts de lenticelles.

Répartition en Nouvelle-Calédonie

Cette espèce est localisée dans l'extrème nord-ouest de la Grande Terre.

Habitat

Dans le maquis ou les formations ligneuses buissonnantes et clairsemées.

Substrat

Sur sol érodé sur substrat ultramafique et schisteux.

Feuille

Feuilles avec un pétiole de 2 - 3 cm, coriaces, glabres, 9 - 12 x 5 - 6,5 cm, obtuses au sommet, en coin à la base; marge entière; nervations proéminentes.

Phénologie (Fleur)

Fleurs allongées, jaunes, petites, finement tomenteuses, sur des inflorescences contractées longues de 4 cm environ; calice campanulé; tube un peu arqué.

Fruits

Fruits inconnus.

Reproduction

Floraison observée de novembre à janvier.

Particularité

Flore de Nouvelle-Calédonie. Volume 25. (2004) Labiateae, pages 20-141, par David J.Mabberley & Roger P.J. de Kok.

Gmelina tholicola est un arbrisseau micro-endémique du nord-ouest de la Grande-Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de quatre sous-populations (Poum, Tiébaghi, Ouaco, Néhoué). On la retrouve en maquis ou formations ligneuses buissonnantes et clairsemées sur substrat ultramafique ou schisteux à une altitude de 30 à 500 m. La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur les zones de Poum, Tiébaghi et Ouaco. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir entraîne le risque de disparition de la plupart des individus des zones de Poum et Tiébaghi. Le feu et le cerf sont des menaces supplémentaires. Sa zone d'occurrence (EOO) et sa zone d'occupation (AOO) sont respectivement de 484 et 20 km² tandis que le nombre de localités est estimé à quatre (Poum, Tiébaghi, Ouaco, Néhoué). En conséquence, G. tholicola est considéré En Danger (EN) selon les critères B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) avec un déclin continu estimé de l'ensemble des sous-critères concernés.

Aire géographique


Gmelina tholicola est un arbrisseau micro-endémique du nord-ouest de la Grande-Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de quatre sous-populations (Poum, Tiébaghi, Ouaco, Néhoué).

Population


La taille de la population est inconnue. Les individus de cette espèce sont isolés.

Habitat


Gmelina tholicola se retrouve en maquis ou formations ligneuses buissonnantes et clairsemées sur sol érodé sur substrat ultramafique ou schisteux à une altitude de 30 à 500 m.

Menaces


La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur les zones de Tiébaghi, de Poum et de Ouaco. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir (selon les périmètres soumis à autorisation) entraîne le risque de disparition de la plupart des individus de ces deux zones. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. L'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles) L'ensemble des sous-population sont de plus menacées par le risque de feux de brousse. Une moyenne de 20,000 ha de terrains brûle chaque année, notamment lors de la saison sèche. Enfin, notons que deux sous-populations (Ouaco, Néhoué) de cette espèce sont menacées par le cerf (Rusa timorensis). Cette espèce envahissante a été introduite dans l'archipel vers 1880 et s'est très bien adaptée aux habitats calédoniens (estimation de plusieurs centaines de milliers de bêtes dans la nature). Cet ongulé consomme une grande variété de plantes et entraîne des dommages importants sur la végétation et sur la régénération.

Conservation


Gmelina tholicola est une espèce protégée par le code de l'environnement de la Province nord. Aucune population biologiquement viable de cette espèce ne se trouve en revanche dans une aire protégée. Cette espèce bénéficierait de mesures d'urgence de conservation in-situ et ex-situ. Il est recommandé d'assurer le suivi des populations existantes, de préserver des population viables sur des périmètres délimités sur Tiébaghi, Poum et Ouaco. Il est de plus préconisé de réaliser des tests de multiplication pour envisager ultérieurement un programme de replantation. Il est enfin recommandé de prospecter la zone de Néhoué à Koumac (Vallée de la rade) pour retrouver cette espèce qui y avait été récoltée en 1979.

Bibliographie


Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia. Adansonia(334(2)) , p.177-219.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Barrière, R., Fleurot, D., Gailhbaud, P., Garnier, D., Suprin, B.

Reviewer(s): Vandrot, H.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Tanguy, V., Chanfreau, S.


Répartition géographique