Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Statut liste rouge -

En danger (EN) , évaluée le 10/09/2015

Espèce protégée -

en Province Sud , en Province Nord

Description

Description générale :

Arbuste d'environ 50 cm.

Type : Virot 1377

Répartition en Nouvelle-Calédonie :

Connue à ce jour des massifs de Poum et Tiébaghi, ainsi que sur l'île Art.

HABITAT :

Maquis (M)

Feuilles :

Feuilles 3-4 cm, cordées, embrassantes.

Fleurs :

Sessiles, cauliflores.

Particularité :

Espèce voisine d'E. gacognei mais en différant pas ses feuilles complètement sessiles, embrassantes, glabres même jeunes.

Bibliographie :

  • Guillaumin, A., et R. Virot. 1953. « CII - Plantes récoltées par M. R. Virot ». Mémoires du Muséum National d’Histoire Naturelle, série B, Botanique, Contributions à la flore de la Nouvelle-Calédonie, 4 (1): 1‑82



Eugenia virotii est un arbuste micro-endémique du nord-ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de trois sous-populations (Poum, Tiébaghi avec une seule observation, Ile Art avec une seule observation qui date de 1975). On le retrouve en maquis (buissonnant et arbustif) et en forêt sur substrat ultramafique à une altitude de 20 à 400 m. La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur les zones de Poum et Tiébaghi. Le feu et la rouille des myrtacées sont des menaces supplémentaires. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir peut entraîner une réduction potentielle des sous-populations de la zone de Poum et Tiébaghi. Ainsi, Eugenia virotii est classé En Danger (EN) selon le critère A4c avec une réduction de la population estimée à plus de 50% au cours des 3 générations, sur une période de 1970 à 2045 (soit une période de 75 ans); et selon les critères B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) avec un déclin continu estimé de l'ensemble des sous-critères concernés, un nombre de localité estimé à trois et une zone d'occurrence (EOO) et zone d'occupation (AOO) respectivement estimées à 170 km² et 20 km².

Aire géographique


Eugenia virotii est un arbuste micro-endémique du nord-ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue de trois sous-populations (Poum, Tiébaghi avec une seule observation, Ile Art avec une seule observation qui date de 1975).

Population


La taille de la population est inconnue. Les projections d'extraction minière sur les 25 prochaines années peut entrainer une réduction potentielle de plus de 50% des sous-populations concernées et ainsi contribuer à la réduction de la taille de la population.

Habitat


Eugenia virotii est une espèce de maquis (buissonnant et arbustif) et en forêt sur substrat ultramafique et se retrouve à une altitude de 20 à 400 m.

Menaces


La principale menace provient de l'exploitation minière en cours sur les zones de Tiébaghi et de Poum. La projection de l'exploitation minière sur les 25 années à venir (selon les périmètres soumis à autorisation) entraîne le risque de disparition de la plupart des individus de ces deux zones. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. 'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles). La sous-population de l'Ile Art est de plus menacée par le risque de feux de brousse. Une moyenne de 20,000 ha de terrains brûle chaque année, notamment lors de la saison sèche. Enfin, notons que cette espèce pourrait être impactée par la rouille des myrtacées qui a été détectée dès 2013 sur le territoire.

Conservation


Eugenia virotii est une espèce protégée par le code de l'environnement de la Province nord. Aucune population biologiquement viable de cette espèce ne se trouve en revanche dans une aire protégée. Cette espèce bénéficierait de mesures de conservation in-situ et ex-situ. Il est recommandé d'assurer le suivi des populations existantes, de préserver des populations viables sur des périmètres délimités sur Poum et Tiébaghi. Il est enfin recommandé de prospecter les pentes sud-ouest en direction de la pointe de Faro (Poum) qui est une zone serpentinisée qu'il serait bon de mettre en réserve.

Bibliographie


Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. Le référentiel taxonomique Florical et les caractéristiques de la flore vasculaire indigène de la Nouvelle-Calédonie [The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia]. Adansonia sér 3(34) , p.177-219.

L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Barrière, R., Fleurot, D., Gailhbaud, P., Garnier, D., Suprin, B.

Reviewer(s): Vandrot, H.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Chanfreau, S., Tanguy, V.


Répartition géographique