Taxonomie

Syzygium laxeracemosum (Guillaumin) J.W.Dawson
endemique
protegee
UICN

Synonymes

Caryophyllus laxeracemosus Guillaumin

Statut liste rouge -

En danger critique d'extinction (CR) , évaluée le 29/02/2016

Espèce protégée -

en Province Sud

Description

Description Générale

Arbrisseau prostré - étalé, ou dressé pouvant avoir 1 m de haut; rameaux grêles cylindriques.

Type : MacKee 3653 (P00151975)

Répartition en Nouvelle-Calédonie

Cette espèce est localisée sur la Grande Terre dans la basse vallée de la Tontouta.

Habitat

Dans le maquis ouvert ligno-herbacé, de 50 à 150 m d'altitude

Substrat

Sur sol érodé d'éboulis sur substrat ultramafique.

Feuille

Feuilles pétiolées, coriaces et brillantes, 8 - 10 x 2,5 - 5 cm, elliptiques, aigües ou acuminées au sommet, atténuées à la base; nervures saillantes.

Phénologie (Fleur)

Fleurs grandes du Groupe 5, (couleur ?), isolées ou par paire sur des longues inflorescences terminales ou axillaires,peu ou plusieurs fois ramifiées; hypanthium cylindrique; sépales 5 arrondis; pétales 5.

Fruits

Drupes renflées à la base et rétrécies vers le haut (urcéolées),; endocarpe peu épaissi; 1 - 2 graines par fruit.

Reproduction

Fleurs (boutons), observées en décembre. Fruits observés de juilletà novembre.

Synonymes

Caryophyllus laxeracemosus Guillaumin 

Particularité

Cette espèce à port étalé, caractérisée par ses longues inflorescences peut être retenue comme plante ornementale de rocailles.Sa localisation très limitée dans un secteur géographique ménacé par les feux la rend très vulnérable.


Syzygium laxeracemosum est un arbuste prostré micro-endémique de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue d'une seule population dans la vallée de la Tontouta. On le trouve en maquis ligno-herbacé sur substrat ultramafique à une altitude de 50 à 150 m. La principale menace provient de la dégradation de l'habitat causée par les feux de brousse et par les effets de l'exploitation minière en-cours dans la vallée de la Tontouta. La rouille des myrtacées constitue une menace supplémentaire. Sa zone d'occurrence (EOO) et sa zone d'occupation (AOO) sont toutes deux estimées à 16 km² pour une seule localité. En conséquence, Syzygium laxeracemosum est considéré En Danger Critique d'extinction (CR) selon les critères B1ab(iii,v) avec un déclin continu estimé de la qualité de l'habitat et du nombre d'individus matures.

Aire géographique


Syzygium laxeracemosum est un arbuste prostré micro-endémique de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce est connue d'une seule population dans la vallée de la Tontouta.

Population


Espèce discrète sous forme de petit buisson, elle est considérée rare.

Habitat


On le trouve en maquis ouvert ligno-herbacé (en bord de rivière, sur éboulis) sur substrat ultramafique à une altitude de 50 à 150 m.

Menaces


Les principales menaces proviennent des feux de brousse et de l'exploitation minière passée et en-cours (Tomo et Vulcain par la SMGM, Opoué par la SLN) générant de l'érosion dans la vallée. Une partie de la population est directement impactée par la mine Gallieni/Vulcain. Les feux de brousse touchent en moyenne une surface de 20,000 ha de terrains chaque année sur la Grande-Terre, notamment lors de la saison sèche. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. L'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles). Notons de plus que cette espèce pourrait être impactée par la rouille des myrtacées qui a été détectée dès 2013 sur le territoire. Il semble que la rouille ait une prédilection pour les espèces de bord de rivière.

Conservation


Syzygium laxeracemosum est protégé réglementairement en Province Sud. Aucune population biologiquement viable de cette espèce ne se trouve dans une aire protégée. Cette espèce bénéficierait de mesures d'urgence de conservation in-situ et ex-situ. Il est nécessaire d'améliorer la connaissance de la distribution de l'espèce et assurer le suivi des populations. Il semble que cette espèce est récalcitrante à la mise en banque de graines bien qu'elle germe bien en pépinière. En matière de protection, bien qu'il soit difficile de proposer des mesures pérennes de conservation tant que la vallée sera exploitée, il est proposé de mettre en place des mesures anti-érosives et de protéger des zones de la vallée. Il est de plus suggéré de rassembler les acteurs miniers impliqués dans la zone pour recenser les actions menées et essayer d'instiller une collaboration entre les institutions (DIMENC et DENV) et les mineurs (SLN, Ballande, SMGM) pour préserver la flore de la Tontouta.

Bibliographie


L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. Le référentiel taxonomique Florical et les caractéristiques de la flore vasculaire indigène de la Nouvelle-Calédonie [The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia]. Adansonia sér 3(34) , p.177-219.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Cazé, H., Chambrey, C., Dubreuil, M., Fleurot, D., Garnier, D., Lagrange, A., Lannuzel, G., Leborgne, T., Letocart, D., Letocart, I., McCoy, S., Villegente, J.

Reviewer(s): Maura, J.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Tanguy, V.


Répartition géographique