Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Synonymes

Cupheanthus microphyllus Guillaumin

Statut liste rouge -

En danger (EN) , évaluée le 29/02/2016

Espèce protégée -

en Province Sud

Description

Description Générale

Arbrisseau rampant ou haut de 0,2 - 1,5 m; rameaux grêles 4 - angulaires.

Type : Virot 1413 (P00153320)

Répartition en Nouvelle-Calédonie

Cette espèce présente sur la Grande Terre, est localisée sur les pentes du bassin de la Tontouta et du Humboldt.

Habitat

Dans le maquis ouvert ligno-herbacé entre 100 et 950 d'altitude.

Substrat

Sur sol érodé d'éboulis péridotitiques, sur substrat ultramafique.

Feuille

Feuilles à pétiole court fortement caréné et rugueux, coriaces, obovées 2,5 - 5, 5 x 1 - 2,5 cm, obtuses au sommet atténuées à la base; nervures saillantes.

Phénologie (Fleur)

Fleurs grandes du Groupe 5, blanches, groupées par 2 - 3 sur des inflorescences terminales peu ou pas ramifiées; hypanthium long et cylindrique; sépales 4 et pétales 4.

Fruits

Drupes rouges à maturité, en forme d'amphore, globuleuses à la base, puis cylindrique au-dessus; endocarpe dur et fibreux; graine 1-2 par fruit

Reproduction

Floraison et fructification étalées sur l'ensemble de l'année.

Particularité

Cette espèce saxicole, plus ou moins prostrée, géographiquement bien localisée, avec ses grandes fleurs blanches, a sans doute une vocation de plante d'ornement.

Synonymes

Cupheanthus microphyllus Guillaumin


Syzygium virotii est un arbuste rampant micro-endémique de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce n'est connue que du bassin de la Tontouta. On le trouve en maquis ouvert sur éboulis péridotitiques sur substrat ultramafique à une altitude de 100 à 950 m. La principale menace provient de la dégradation de l'habitat causée par les feux de brousse et par les effets de l'exploitation minière passée et en-cours dans la vallée de la Tontouta. Une sous-population est directement impactée par la mine Gallieni/Vulcain. La rouille des myrtacées constitue une menace supplémentaire. Sa zone d'occurrence (EOO) et sa zone d'occupation (AOO) sont respectivement estimées à 62 et 32 km² pour une estimation de cinq localités (Gallieni, Kalouehola, Humboldt, Mont Tonta, Vallée Tontouta). En conséquence, Syzygium virotii est considéré En danger d'extinction (EN) selon les critères B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) avec un déclin continu estimé de l'EOO, de l'AOO, de la qualité de l'habitat, du nombre de sous-populations et du nombre d'individus matures.

Aire géographique


Syzygium virotii est un arbuste rampant micro-endémique de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie. Cette espèce n'est connue que du bassin de la Tontouta et des pentes du Mont-Humboldt.

Population


Peu commune, cette espèce se retrouve par pieds dispersés.

Habitat


On le trouve en maquis ouvert sur éboulis péridotitiques sur substrat ultramafique à une altitude de 100 à 950 m.

Menaces


Les principales menaces proviennent des feux de brousse et de l'exploitation minière passée et en-cours (Tomo et Vulcain par la SMGM, Opoué par la SLN) générant de l'érosion dans la vallée. Une partie de la population est de plus directement impactée par le mine Gallieni/Vulcain.Les feux de brousse touchent en moyenne une surface de 20,000 ha de terrains chaque année sur la Grande-Terre, notamment lors de la saison sèche. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des réserves mondiales de nickel. L'exploitation minière intensive depuis la fin du XIXème siècle a entraîné une forte érosion des sols (1,2% de surface de sol dégradé cartographiée par SPOT5 en 2007 sur la Grande-Terre). L'exploitation minière est aujourd'hui en phase de développement avec une production métallurgique multipliée par trois de 2010 à 2015 (de 60,000 à 200,000 tonnes annuelles). Notons de plus que cette espèce pourrait être impactée par la rouille des myrtacées qui a été détectée dès 2013 sur le territoire. Il semble que la rouille ait une prédilection pour les espèces de bord de rivière.

Conservation


Syzygium virotii est protégé réglementairement en Province Sud. Cette espèce est présente dans une aire protégée : la réserve naturelle du Mont Humboldt. Cette espèce bénéficierait de mesures d'urgence de conservation in-situ et ex-situ. Il est nécessaire d'assurer le suivi des populations. Il semble que cette espèce est récalcitrante à la mise en banque de graines. En matière de protection, il est recommandé de préserver une population viable sur un ou plusieurs périmètres délimités sur Gallieni/Vulcain. Plus généralement, bien qu'il soit difficile de proposer des mesures pérennes de conservation tant que la vallée sera exploitée, il est proposé de protéger des zones de la vallée. Il est de plus suggéré de rassembler les acteurs miniers impliqués dans la zone pour recenser les actions menées et essayer d'instiller une collaboration entre les institutions (DIMENC et DENV) et les mineurs (SLN, Ballande, SMGM) pour préserver la flore de la Tontouta.

Bibliographie


Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. Le référentiel taxonomique Florical et les caractéristiques de la flore vasculaire indigène de la Nouvelle-Calédonie [The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia]. Adansonia sér 3(34) , p.177-219.

Wulff AS, Hollingsworth PM, Ahrends A, Jaffré T, Veillon J-M, L’Huillier L, et al. 2013. Conservation Priorities in a Biodiversity Hotspot: Analysis of Narrow Endemic Plant Species in New Caledonia.

L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

Experts


Assessor(s): Tanguy, V., Veillon, J., Amice, R., Cazé, H., Chambrey, C., Dubreuil, M., Fleurot, D., Garnier, D., Lagrange, A., Lannuzel, G., Leborgne, T., Letocart, D., Letocart, I., McCoy, S., Villegente, J.

Reviewer(s): Maura, J.

Contributor(s): Wulff, A.

Facilitator(s): Tanguy, V.


Répartition géographique