Taxonomie

endemique
protegee
UICN

Statut liste rouge -

En danger (EN) , évaluée le 23/07/2015

Espèce protégée -

en Province Sud , en Province Nord

Description

Description Générale

Arbuste élancé, grêle, de 2 - 4 m de hauteur, à rameaux courts peu nombreux; écorce presque lisse. Type: Veillon 6951

Répartition en Nouvelle-Calédonie

Espèce connue de la côte ouest de la Grande Terre, uniquement du Boulinda et du Kopéto.

Habitat

En sous-bois de la forêt dense et en formations paraforestières.

Substrat

Sur sol érodé et sur éboulis issus de roches ultramafiques.

Feuille

Feuilles pétiolées, elliptiques, peu coriaces, aigües au sommet, atténuées à la base, peu nombreuses et groupées en bout d'axe; marge un peu ondulée.

Phénologie (Fleur)

Fleurs blanches, tubulaires, sur des inflorescences très courtes, terminales, en glomérules d'une dizaine de fleurs.

Fruits

Fruits en capsules bivalves, plus ou moins aplaties, ornées d'une crête médiane très développée avec de chaque côté des petites verrues; graines matures non vues.

Reproduction

Floraison de mai à juillet. Fructification de juillet à décembre.

Particularité

Sur le massif du Boulinda, on trouve aussi l'espèce voisine P. collinum dont les feuilles sont généralement plus épaisses, avec des marges révolutées et dont les fleurs mâle ont un pistil atrophié.

Bibliographie

Tirel, C., et J-M. Veillon. 2002. « Pittosporaceae ». In Flore de la Nouvelle Calédonie et dépendances, Museum National d’Histoire Naturelle, 24:1‑180. Paris.


Pittosporum aliferum est un arbuste endémique de la Nouvelle-Calédonie présent uniquement sur les massifs du Boulinda et du Kopéto. Espèce rupicole, on rencontre P. aliferum en forêt humide et formation paraforestière sur substrat ultramafique de 100 à 800 m d'altitude.Son aire d'occupation est de 32 km² pour une aire d’occurrence de 159 km² et un nombre de localités affectées par l'activité minière de 4. La conjugaison de la menace feu, espèce envahissante tel que le cerf ainsi que la menace majeure que constitue l'activité minière nous permet de déduire un déclin continu des zones d’occurrence, et d'occupation, de la qualité de l'habitat, du nombre de localité et du nombre d'individus. Selon le critère B, P. aliferum est évalué en danger (EN) B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v).

Aire géographique


P. aliferum est une espèce endémique de la Nouvelle-Calédonie connue de la côte ouest, uniquement sur les massifs du Boulinda et du Kopéto.

Population


La population exacte n'est pas connue, mais de par l'écologie de l'espèce, celle-ci pourrait être supérieure à 2500 individus.

Habitat


P. aliferum est une espèce rupicole rencontrée en forêt humide et formation paraforestière sur substrat ultramafique de 100 à 800 m d'altitude.

Menaces


Sur les localités du Boulinda et du Kopéto, l'activité minière passée et à venir, notamment avec la réouverture de la mine sur le Boulinda, constitue la principale menace. La Nouvelle-Calédonie possède de 20 à 30% des ressources mondiales en nickel. L'activité minière est depuis la fin du 19ème siècle l'une des menaces majeures pensant sur la flore calédonienne. Le feu constitue une menace potentielle sur le sommet du Boulinda et du petit Boulinda, ainsi que sur la localité de Ouaté. On note également sur la localité de Ouaté des cas d'érosion de talweg, qui pourrait affecter les populations de P. aliferum. Enfin le cerf (Rusa timorensis), principal espèce envahissante de la Nouvelle-Calédonie, constitue une menace potentiel sur la régénération des populations causée par l'abroutissement des plantules.

Conservation


P. aliferum est protégé par le code de l'environnement de la Province Nord et de la Province Sud. Cependant, l'espèce n'est répertoriée dans aucune aire protégée des deux provinces. Afin d'assurer la pérennité de l'espèce, il serait souhaitable de mettre en défens une partie du peuplement présent sur le Boulinda. Enfin pour améliorer la connaissance sur les espèces calédoniennes du genre Pittosporum et notamment la proximité entre les espèces P. aliferum et P. collinum, il serait intéressant de proposer une étude phylogénétique.

Bibliographie


Morat, P.; Jaffré, T.; Tronchet, F.; Munzinger, J.; Pillon, Y.; Veillon, J.-M. and Chalopin, M. 2012. Le référentiel taxonomique Florical et les caractéristiques de la flore vasculaire indigène de la Nouvelle-Calédonie [The taxonomic database « FLORICAL » and characteristics of the indigenous flora of New Caledonia]. Adansonia sér 3(34) , p.177-219.

Hély-Alleaume 2012. INC : Incendies et biodiversité des éco-systèmes en Nouvelle-Calédonie.

Tirel, C. & Veillon J.-M. 2002. Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances. Volume 24 : Pittosporaceae.

Endemia.nc 2016. Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie.

L'Huillier L.; Jaffré T. and Wulff A. 2010. Mines et Environnement en Nouvelle-Calédonie : les milieux sur substrats ultramafiques et leur restauration.

Gomez C.; Mangeas M.; Curt T.; Ibanez T.; Munzinger J.; Dumas P.; Jérémy A.; Despinoy M. and Hély C. 2014. Wildfire risk for main vegetation units in a biodiversity hotspot: modeling approach in New Caledonia, South Pacific. Ecology and Evolution(5) , p.377-390.

Experts


Assessor(s): Gemmill, C., Veillon, J., Amice, R., Cazé, H., Dumontet, V., Fleurot, D., Garnier, D., Gâteblé, G., Maggia, L.

Reviewer(s): Tanguy, V.

Facilitator(s): Chanfreau, S.


Répartition géographique